Reportages

Club Lenox : une mue réussie

lenox

Le Byblos a fait peau neuve en 2015 en misant sur un nouveau nom, « Club Lenox », et de nouveaux concepts destinés à séduire le plus grand nombre. L’accent sur l’event clubbing est une des spécificités de ce nouveau club urbain et branché qui fait la part belle aux soirées hip hop, afro house et techno, pour ne citer qu’elles. Interview de Megane Solin, gérante du Lenox.

 

 

Megane, tu es gérante du Club Lenox, un des « nouveaux » lieux branchés de la capitale. Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Megane Solin, je suis née et ai grandi au Luxembourg, avant de partir pour Paris en 2013 pour mes études de communication et de marketing. J’ai commencé à travailler dans le monde de la nuit à 17 ans, un monde à part entière mais que j’affectionne. Le fait de rentrer de Paris avec un BTS en MarkCom en poche m’a renforcé dans mes convictions de poursuivre dans cette voie. Je m’occupe ainsi au Lenox des relations publiques, du volet artistique et de la programmation des soirées, et ce, à plein temps depuis 2015.

Quand et comment est né le Club Lenox ?

La réputation ternie du Byblos durant ses dernières années d’existence nous a conduit à revoir entièrement notre copie en ouvrant un nouveau club qui afficherait de nouvelles ambitions et proposerait une programmation nettement plus diversifiée. C’est ainsi que le Lenox a vu le jour en décembre 2015, après que nous ayons passé un été entier à tout reconceptualiser, de l’appellation à la programmation en passant par la décoration.

lenox

 

Quel est le concept ? Quelles sont les spécificités du Club Lenox par rapport aux autres clubs et boîtes du pays ?

Nous travaillons un peu différemment que les autres discothèques luxembourgeoises dans le sens où nous faisons davantage d’event clubbing. En programmant des événements très différents et en ciblant une clientèle urbaine et internationale, nous cherchons à satisfaire un large public. Aussi, nous proposons tant des soirées techno que des soirées house, hip hop, kizomba, gay ou encore yougoslaves. Pour ce faire, nous sommes en cheville avec de nombreux promoteurs et organisateurs de soirées, dont la mission est de convaincre leur public respectif à venir en masse au Lenox. Nous avons fait appel aux services de Wild Sides pour les soirées techno et à Fairy Tales pour les soirées gay, par exemple.

De la sorte, avec le Lenox, nous sortons désormais du carcan de la clientèle fixe, et cherchons en même temps à tirer tout le potentiel de ce club sur trois étages qui est le plus grand de la capitale. Ces trois étages nous permettent de proposer des « ambiances différentes », la « restauration et les  loisirs » au rez-de-chaussée, le dancing au premier étage et l’espace VIP préservé de la foule au dernière étage, qui est unique en son genre au Grand-Duché.

lenox

 

Comment s’est passée la transition entre le Byblos et le Lenox ?

La transition n’a pas été radicale. Ceci s’explique notamment par le fait que tant le local que le patron restent les mêmes, et donc, qu’inexorablement, une partie de l’ancienne clientèle est restée fidèle. Ensuite, par contre, au fil du temps, le nouveau concept a fait son œuvre, et comme je l’évoquais, la clientèle s’est fait de plus en plus variée, comme nous l’avions souhaité.

 

Le Club Lenox s’est fait comme spécialité les « show case »…

Absolument, c’est une autre spécificité du club Lenox. Le plus souvent, nous invitons des rappeurs à se produire, surtout des rappeurs français comme Niska qui sont écoutés par un large public au Luxembourg. L’année dernière, nous avons également proposé à un rappeur italien, Sferra Ebbasta, et portugais, Força Suprema, de se produire au Lenox, une initiative qui a conquis notre clientèle et nous pousse à continuer dans cette direction. Aussi, "nous souhaitons mettre prochainement à l’affiche des rappeurs espagnols, américains ou encore allemands".

lenox

 

Les show case sont-ils amenés à devenir incontournables pour une boîte ?

Ces soirées connaissent un grand succès ces dernières années car elles permettent au public non seulement de danser sur la musique de l’artiste qu’il chérit, en sa présence, mais également de le rencontrer pour une séance de dédicaces. La clientèle est de plus en plus exigeante et ne se contente plus d’un DJ résident ou invité, raison pour laquelle les boîtes décident de faire appel directement aux artistes quand elles peuvent se le permettre. Et contrairement à un concert, ici, dans un endroit plus confiné, la proximité avec l’artiste est réelle, ce qui explique pourquoi le phénomène tend à s’amplifier.

 

Qu’est-ce qui est en haut du programme en 2018 ?

Il y a quelques belles têtes d’affiche pour les mois à venir, entre autres le rappeur français Lacrim – qui était déjà venu au Byblos il y a quelques années -, et le DJ portugais de house Koura.