Groupes de musique

KJ Duet, un avenir plein de promesses !

LuxByNight

Jeune duo de jazz amateur composé d’une chanteuse-compositrice à la puissante
voix bluesy et d’un guitariste/pianiste hors pair, KJ Duet promet de faire parler de
lui dans les années à venir. Interview de Kheira Nougie et de Joël Wagner.

Kheira, tu es une toute jeune musicienne qui travaille maintenant depuis huit ans au
Grand-Duché dans les RH. Qu’est-ce qui t’a poussé à te lancer à 35 ans dans la musique,
sans aucun bagage musical ?
Kheira : Enfant, j’étais dans une chorale, le chant me colle donc à la peau depuis toute petite.
Parallèlement, j’ai une passion pour l’écriture, qui m’amène à rédiger toutes sortes d’écrits, vers,
prose, pensées… Par ailleurs, le hasard faisant bien les choses, j’ai rencontré Joël, brillant guitariste,
lors d’une soirée Salsa, avec qui je suis devenu ami. Peu de temps après, Joël m’a fait savoir qu’il
avait eu un coup de foudre pour l’un de mes textes que j’avais publié sur un réseau social, et m’a
demandé s’il pouvait le mettre en musique, ce à quoi j’ai immédiatement répondu par l’affirmative.
C’est comme cela qu’est né notre duo.

Vous avez donc tous les deux lancé le projet KJ Duet. Pouvez-vous nous présenter ce
projet ?
Kheira : C’est exact. Nous avons constaté qu’au-delà de notre amitié, nous étions complémentaires
sur le plan musical, Kheira tant avec son don pour l’écriture qu’avec sa voix splendide, moi pour
l’accompagnement musical à la guitare et au piano.
Quant à KJ Duet, comme son nom l’indique, plutôt qu’un projet, il consiste plus exactement dans le
duo que Kheira et moi-même formons.

Quel est votre style de musique ?
Kheira : Tout comme Joël, je suis une grande fan de jazz, et grande nostalgique des années 20’ et 30’
que j’aurais bien aimé connaître. Notre style de musique est le jazz, le blues et la soul. Je tiens à
préciser que nous créons notre propre répertoire avec nos compositions.

Vous vous produisez à des Open Stages au Luxembourg depuis 2015. Quel est l’accueil du
public ? Quel est votre public d’ailleurs ?
Joël : Nous avons eu de très bons retours de la part du public, et je note que nous faisons souvent
des premières parties de concert dans des salles combles. A tel point que nous sommes nous-mêmes
tous les deux étonnés par cet engouement.
Nous nous produisons essentiellement dans des bars. En cela, le café littéraire Le Bovary est notre
véritable repère d’artistes, que nous chérissons plus que tout autre endroit.
Le public est quant à lui très hétéroclite, tant au niveau de l’âge que des nationalités. J’ai aussi pu
constater à ma grande surprise que nous rencontrons un franc succès auprès des Luxembourgeois, ce
qui fait très plaisir.

Tu écris également des chansons pour d’autres groupes. Peux-tu nous en dire plus ?
Kheira : J’écris en effet également des chansons pour d’autres groupes, essentiellement pour
plusieurs chanteuses que je ne peux malheureusement pas citer, dans la mesure où nous en sommes
encore au stade du projet. Ce que je suis habilitée à dire en revanche, c’est que j’ai écrit et chanté
pour le groupe de blues luxembourgeois Heavy Petrol dans le cadre d’un projet spécifique.

Comment voyez-vous l’évolution de votre groupe avec les années ? Où serez-vous dans dix
ans ?
Joël : A aucun moment nous nous projetons dans le futur et laissons faire le destin. Nous souhaitons
simplement vivre le moment présent et nous faire plaisir en donnant le meilleur de nous-mêmes.
Comme j’aime à le dire souvent, nous nous laissons porter par la vague.
Toutefois, nous envisageons fortement agrandir le duo dans l’avenir pour en faire un groupe avec
des musiciens que nous connaissons déjà. Parallèlement, nous caressons le rêve de nous produire à
un festival de jazz dans les prochaines années.

Kheira, tu n’hésites pas à dire que tu n’avais pas de notions de jazz et de solfège avant de
démarrer la musique. Comment se passe l’apprentissage ?
Kheira : L’apprentissage du solfège ou plus exactement de l’harmonie est un véritable défi, voire
même un combat. Je suis en fait inscrite dans la section « Jazz » au Conservatoire de la Ville de
Luxembourg, ce qui m’a valu de passer des auditions, qui, heureusement ont été couronnées de
succès. Je fais preuve d’une très grande motivation même si ce n’est pas facile tous les jours,
l’investissement à fournir étant très conséquent.

Est-il important pour vous d’avoir une activité professionnelle en plus de la musique,
indépendamment de la question financière ?
Joël : A mon sens oui, car malgré notre passion pour la musique, il faut dire qu’il est difficile au
Luxembourg pour les musiciens professionnels de vivre de leur art. J’ai d’ailleurs un profond respect
pour ceux qui persévèrent et finissent par y arriver. Grâce à eux, le Luxembourg regorge de
musiciens sensationnels, et, de façon plus générale, d’artistes exceptionnels.

RELATED BY