Test Drive

Watt’s a Bike ! – Test ride vélos Cannondale Moterra

Chez Lux by Night, le vélo électrique ou le vélo tout court, ce n’est pas notre dada, alors, avec le retour des beaux jours, on souhaitait en savoir plus sur ces fameux vélos qui ont le vent en poupe, et faire profiter notre lectorat de nos trouvailles et de nos impressions sur selle. Car si selon les croyances populaires, le VTT électrique est le VTT des fainéants, la réalité est beaucoup plus nuancée.

On s’était dit qu’au printemps il était important de se remettre au sport (si si !) et d’embarquer nos lecteurs dans l’aventure. Dans un pays somme toute très urbanisé, peut-être qu’il serait bon de temps à autre de délaisser la voiture au profit du vélo… mais pas n’importe quel vélo. Et pour permettre à tout le monde d’être de la fête, pourquoi ne pas opter pour le vélo électrique, qui offre un compromis intéressant entre pratique d’une activité physique et confort de l’assistance électrique. Et puisque chez Lux by Night on aime les belles (et bonnes !) choses, on a opté pour le VTT électrique, qui ma foi, a quand même plus d’allure que les city bike – vous savez ces vélos pour grand-mères affublés d’un panier à l’avant, d’un porte-bagage à l’arrière et d’un phare tout moche.

VTT, VTC (pour « tous chemins »), city bikes, etc., il y a des vélos électriques pour tous les goûts

Etant donné que nous sommes des novices à l’état pur dans le domaine, nous avons décidé de nous orienter vers un professionnel aguerri qui nous guiderait dans notre démarche et nous éclairerait de sa science. Force est de constater que nous avons frappé à la bonne porte, à savoir Velocenter Goedert, dont le responsable, Frédéric Biltgen, a fait preuve d’un immense professionnalisme. Ainsi, sur ces précieux conseils, nous avons organisé ce test ride en deux temps, le premier consistant dans le choix du vélo, le deuxième dans l’essai en tant que tel.

Tout d’abord, ce que nous ignorions, c’est que le vélo électrique compte beaucoup plus d’adeptes qu’on pourrait le croire, si l’on en juge par la panoplie de vélos électriques commercialisés. Moi qui croyais qu’il existait l’un ou l’autre vélo de ville électrique et deux-trois modèles de VTT électriques, j’en ai pris pour mon grade. En effet, tous les vélos existants semblent bel et bien avoir leur pendant électrique. VTT, VTC (pour « tous chemins »), city bikes, etc., il y a des vélos électriques pour tous les goûts. Nous sommes même tombés sur des créations un peu particulières comme l’Italjet Ascot, que nous avons au début pris pour une moto dans le magasin.

Nous sommes même tombés sur des créations un peu particulières comme l’Italjet Ascot

Nous pourrions vous narrer pendant des heures la différence entre les uns et les autres, mais nous avons jugé qu’il était plus intéressant de se concentrer sur une catégorie de vélos. Comme évoqué, notre préférence va clairement au VTT, qui, à notre sens, permet de s’éclater partout, et donc de se rendre sur d’incroyables sites dans le pays, à l’instar de l’Utah Skill Park (qui porte bien son nom), à Kayl, que nous avons retenu pour l’essai sur les précieux conseils de Frédéric.

Au niveau des considérations techniques, un vélo électrique est équipé d’un moteur… électrique, lequel est alimenté par une batterie, des « organes » qui peuvent soit être intégrés au cadre, soit sur le cadre. La tendance va de plus en plus aux moteurs électriques intégrés, qui permettent des prouesses en matière de design. Le moteur ne transforme pas ces vélos en moto, et c’est là tout l’intérêt, mais constitue une assistance électrique pour l’usager. Dès lors, on est bel et bien obligé de pédaler comme sur un vélo « normal », sans quoi on n’avance pas. Plusieurs « modes » (quatre pour être précis) sont proposés, offrant une assistance plus ou moins grande. Personnellement, j’ai trouvé que le mode éco est déjà suffisant. En cela, comme pour tout vélo traditionnel, le vélo électrique est équipé de vitesses qu’il convient de changer comme à l’accoutumée.

En ce qui concerne les VTT, ils disposent de moteurs plus puissants ne dépassant toutefois pas les 250 W. Par ailleurs, selon les normes européennes, ces moteurs n’ont plus vocation à intervenir au- delà des 25 km/h, sans quoi ils appartiennent à la catégorie des cyclomoteurs, qui répondent à d’autres réglementations. Les batteries des VTT affichent généralement une puissance de 500 W/h, ce qui leur confère une autonomie de 60 km.

Frédéric Biltgen à mis à notre disposition des Cannondale Moterra, un modèle de VTT très en vogue à l’heure actuelle, qui, sans être le plus beau, a pour particularité d’avoir les masses réparties à l’avant, contrairement à l’immense majorité des vélos électriques, ce qui le rend plus maniable que ses concurrents et augmente l’adhérence à l’avant. Il s’agit d’un VTT pour faire du freeride. Pour s’offrir la belle bête, il faudra néanmoins casser la tirelire (autour des 4.000 euros, selon les modèles).

Pour s’offrir la belle bête, il faudra néanmoins casser la tirelire (autour des 4.000 euros, selon les modèles).

Arrive le moment tant attendu où nous enjambons l’engin. D’emblée, on est surpris par la poussée du moteur lorsqu’on démarre, qui exige une petite prise en main. Après, ce n’est que du bonheur. On fait bien du vélo, mais en étant assisté par une force modulable à souhait. Car, en effet, les quatre modes ne sont pas juste des attributs marketing, ils permettent de doser l’assistance en fonction du dénivelé, de ses propres conditions physiques et de ses envies. On doit à tout moment pédaler, ce qui implique de dépenser des calories. En fait, l’effort est juste réduit. L’on réalise enfin qu’il ne s’agit pas d’un engin pour fainéants mais d’un produit complémentaire au vélo traditionnel, très bien pensé, destiné à tous ceux qui désirent faire du sport en plein air, quel que soit le dénivelé, sans pour autant avoir à cracher les poumons.

Alors, tous en selle !

PhR